Votre patrimoine  posté le mardi 24 octobre 2006 14:25

 

Créer votre patrimoine sans apport

 

Il est possible de se créer un patrimoine important sans gagner pour autant beaucoup d'argent, je me propose de vous aiguiller dans ce sens en vous proposant des solutions adaptées à tous.

Je suis consultant en gestion de patrimoine spécialisé en fiscalité.

 

Vous pouvez me laisser vos coordonnées en commentaires afin que nous puissions nous entretenir sur votre situation, vos objectifs, vos projets.

 

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couverture  posté le jeudi 28 septembre 2006 12:40

Melancolie
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couverture  posté le jeudi 28 septembre 2006 12:39

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mon livre  posté le jeudi 28 septembre 2006 12:35

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TU(E)  posté le mercredi 27 septembre 2006 17:17

TU(E)

A travers les vitres de ta fenêtre, tu contemples le monde. Il te déplaît. Tu aimerais qu'ils croient en toi, tu aimerais qu'ils t'aiment. Or tu vois de l'indifférence, du mépris voire de la haine à ton égard. Tous ces philosophes sont bien peu de choses comparé à ta puissance. Ton oeuvre d'une semaine vaut bien leurs élucubrations sur l'être et l'existence.
 
A travers les vitres de ta fenêtre, tu vois un mur. C'est un mur de balcons où se juxtaposent des vies banales, routinières, quotidiennes. Tu épies ce monde oublié et important que pour ceux qui le vivent. Cet individualisme primaire te fait vomir. Enfin tu juges cette parodie. Enfin tu te permets d'émettre une opinion. Tu as toujours espéré un élan de volonté, un sursaut d'orgueil, un bond de sincérité. Mais il mentent tous , et même toi tu es souvent tombé dans la mythomanie. Les hommes s'inventent des légendes, des héros. Toi tu t'es inventé un monde.Mais alors que tu as toujours été sur un pied d'estale, ils t'oublient ,les ingrats, les vils, les escrocs.Toi qui est à la base de tout, tu te confines à présent au néant, à l'exégèse du rien, à l'eschatologie du vide. Toi, le créateur, le concepteur, on te taxe de mélancolie, de maladie, on dit que tu as abandonné le monde réel pour une autre sphère. Mais tu es toujours là, dépité, tapis dans l'inconscient humain, tu es fatigué. Tu es éreinté par toute ctte inutilité, cette désespérence chronique, ces larmes essentielles.
 
A travers les vitres de ta fenêtre , tu ressens l'air du faible. Non pas le démuni qui réclame de survivre mais celui qui a tout et ne veut rien donner. Pour toi c'est lui le faible, c'est lui qui est à plaindre. Tu lui as tout donné et voilà qu'il se prend pour toi. Quelle injure ! Quel parjure ! Tu te désoles mais tu ne veux pas intervenir car tu veux rester abstrait, image de croyance. Tu sais très bien que tu ne dois pas être une vérité, tu dois rester un concept. Cette vérité serait si puissante qu'elle anéantirait ce que tu as crée.
 
A travers les vitres de ta fenêtre, tu es triste. Tu pleures de n'avoir pas réussi, toi qui est censé tout réussir. Pourtant tu l'as voulu ce monde. Certains pensent que tu as fait l'homme à ton image. Peut-être est-ce pour cela que l'homme souffre...Car tu souffres et cette souffrance est ton vice come tes larmes, ces gouttes de pluie rafraîchissantes sont ta vertu. Les hommes ne savent plus pleurer, ils ne savent que faire pleurer. Ils ne partagent que dans le mal. Tu t'en veux d'avoir un jour séparer la mer du ciel car les noyés auraient touché l'horizon, les poissons auraient rencontré les oiseaux.
 
A travers les vitres de ta fenêtre, tu te désespères de voir le bien enfin triompher. Tu étais obligé de crer le mal, ils n'auraient pas eu conscience du bonheur. Mais aurais-tu pensé qu'un jour ils aient autant conscience du malheur. Le ml n'était qu'une compensation mécanique, un faire-valoir pour le bien et non le contraire. Le bien est devenu anecdotique, virtuel, irréel.
 
A travers les vitres de ta fenêtre, tu ressens une lassitude. Celle d'avoir trop vécu pour des créatures qui n'en valent pas la peine. Tu as des pulsions de retrait, d'abandon, de suicide. Tu sens que ta fin est proche mais tu ne veux pas donner du grain à moudre à tous ces vendurs d'espoir, ces aigrefins du bonheur, ces colporteurs d'illusion. Ces sectes cosmogoniques t'ont déjà fait beaucoup rire, à présent elles t'ennuient et même te dérangent. Tu te sens parfois proche des anarchistes - ceux qui pensent qu'il faudrait un nouveau déluge - ce nihilisme te plaît bien. Mais as-tu encore envie de revoir ta copie. Tu es las de ce spectacle dramatique, las de tous ces masques dont on t'a affublé, las de toutes ces coutumes, règles et autres lois que l'on respecte en ton nom alors que tu n'y es absolument pour rien ; las également de ces incantations lyriques et de cette dévotion puérile fondé sur l'unique apparence. Tu as réussi la forme, ton échec sur le fond est cuisant.
 
A travers les vitres de ta fenêtre, tu sens la fin approcher. Et finalement tu as choisi. Tu laisseras le monde tel qu'il est, tu ne le changeras pas. Tu abandonneras les hommes à leur responsabilité. Ceux qui continueront à croire en toi, tu les plains, tu les pleures, tu as de la pitié pour eux car ils ne savent pas ce qu'ils font. Tu ne les abandonnes pas, ton règne ne viendra jamais. Tu les laisses à leur abstraction, leur attraction, leur distraction.
 
A travers les vitres de ta fenêtre, tu es mort, Dieu est mort.
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